Grand Prix Cyclor Trek - 28/04/13 - les résultats : compteur enfin débloqué !
Publié le 29 Avril 2013
Première édition de cette course pour rouleurs disputée sous la pluie et dans le froid.
6 coureurs du SCALE étaient présents.
En première catégorie, après un bon travail d'équipe, Olivier et Romaric terminent au pied du podium.
En seconde catégorie, après avoir pris l'échappée du jour, Jacques termine 9ème dans le peloton.
En troisième catégorie, Edwin a rapidement souffert de ces mauvaises conditions. Damien termine dans le peloton tandis que François s'échappe à mi-course pour gagner en solitaire.
Beau dimanche avec enfin une victoire !
Récit de course par François :
Il aura fallu attendre le déluge, et c'est rien de le dire, pour voir enfin le compteur de victoire du SCALE se débloquer. Je vais profiter de cette occasion pour m'essayer moi aussi au difficile exercice du récit de course. Vous m'excuserez par avance de ne pas avoir la plume aussi aiguisée qu'un Guerrier.
Nous voila donc partis pour Oyeux avec Romaric pour participer au grand prix Cyclor Trek organisé par le Vélo Club de la Bièvre. Au départ de Grenoble la température n'est pas si désagréable et à peine sorti de chez moi je remonte en vitesse chercher mon cuissard court. Je laisse les collants dans le sac (juste au cas où). Arrivés sur place la température est plutôt fraiche (5°c), le vent s'est levé et la pluie ne tarde pas à tomber. Ça rappelle le grand prix Christian Rettmeyer de 2012 qui s'était déroulé dans des conditions similaires. Le collant ne sera pas de trop mais je reste motivé. Après avoir passé quelques temps au chaud avec Damien et Edwin pendant que les premières et deuxièmes catégories en décousent, nous profitons de l'échauffement pour effectuer la reconnaissance du parcours. Et promis pour l'organisation, la prochaine fois on oubliera pas de cacher le dossard si on s'échauffe sur un circuit où une course se déroule... Le parcours se compose d'un long faux plat montant suivit d'une courte descente. On emprunte ensuite une route de campagne composée d'une légère bosse puis d'un grand plat avant de retourner sur une route plus large en faux plat descendant.
Le départ donné au pied du faux plat montant s'effectue sur un rythme tranquille. Je reste néanmoins attentif, bien placé dans le peloton. Il faut attendre une bonne relance en sortie de virage après la première descente pour que la course se lance vraiment. A partir de ce moment-là je ne quitterai plus les cinq premières places. J'effectue le premier passage de la bosse en tête et bien que je monte au train je creuse un léger écart. C'est plutôt bon signe. Ensuite les attaques vont se succéder un peu partout sur le circuit. Je saute dans à peu près tout ce qui bouge. Et je surveille de près Christian Reinaudo (UC Rives) qui est très actif et avec qui j'aurai bien aimé me faire la belle. Malheureusement toutes ses tentatives ont échouées. Quand personne n'attaque je reste souvent en tête de peloton à prendre du vent. Je sais ce n’est pas très malin. Jacques me le fait aussi remarquer du bord de la piste. Mais en réalité j'ai plus l'impression de rouler à mon rythme que de faire un effort pour tirer le peloton. Après quelques tours, je commence à remarquer que l'on marque un temps mort dans la deuxième partie du faux plat montant 500 m avant de basculer dans la descente, je me dis qu'il s'agit d'un bon endroit pour attaquer. Au 5ème tour Damien se replace devant le peloton dans le faux plat montant. Je tente une attaque pour qu'il vienne avec moi mais ma sortie n'est pas assez franche et tout le monde s'accroche à ma roue. Je finis le 5ème tour en bonne position, mais cette fois-ci à l'abri afin de retenter ma chance plus tard. Au 6ème tour mes observations se confirment : il y a vraiment un gros temps mort dans la deuxième partie du faux plat. Cette fois-ci c'est la bonne. Alors que je suis en 5ème position dans le peloton je bondis sur mon vélo et effectue un réel sprint pour sortir du paquet. Je me rassois, je fais tourner un peu les jambes et sans un regard derrière je ré-accélère. Avant la descente je me retourne pour voir ce qu'il en est : j'ai réussi à creuser un bel écart, mais personne m'a suivi. J'hésite un court instant, puis je me dis que quitte à prendre du vent, autant que ce soit tout seul devant. Je fais une grosse relance en sortie de virage après la descente et je passe la bosse à bloc, je continue mon effort dans le faux plat descendant et quand je me retourne, le peloton est loin derrière. Je sens que je peux aller tout seul au bout, même s'il reste encore une trentaine de kilomètres. Je m'applique pour prendre chaque virage le mieux possible et toujours relancer derrière. Je passe la bosse à bloc à chaque tour, et dans le faux plat montant je relance sans cesse pour lutter contre le vent. Bref à part le faux plat descendant qui me permet de boire et de souffler un peu, je suis toujours à fond pour éviter un éventuel retour. A se faire mal tout seul devant, on finit par trouver le temps long, mais quel plaisir quand on entend enfin la cloche et que l'on sait que personne ne reviendra. Même si j'ai continué à me faire mal car je voulais vraiment être sûr de gagner, j'ai bien apprécié le dernier tour et le passage sur la ligne en solitaire :-)
Au final je suis vraiment satisfait de ma course. Je me suis senti très en forme. Je n'ai pas été à l'origine de beaucoup d'attaques, mais je suis très content d'avoir repéré l'endroit le plus efficace pour attaquer. J'espère confirmer ces bonnes sensations à Cras et à St Anne.
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